Sinon ?

Zulu, souvenirs d’un enfant du Sud

Publié
05.02.2020

En novembre dernier, Zulu est monté sur scène pour inaugurer Bo’Valon Mall en musique. En un quart de seconde, le chanteur mahébourgeois passe de son créole chantant à un français éloquent pour nous parler du concert, de son enfance à Pointe d’Esny et de ce que la région lui évoque.

Raconte-nous le concert à Bo’Valon Mall.

Z : Nous avons dévoilé le titre que j’ai écrit pour Bo’Valon : une chanson en créole qui décrit le mall et la région. C’est du typiquement mauricien, du Zulu et du tendance ! Quatre danseurs m’ont accompagné sur scène à cette occasion. Ce concert s’inscrivait également dans la tournée Tango Blues, mon dernier album. J’ai donc interprété mes nouveaux titres, avec quelques reprises des albums précédents. C’était un plaisir d’être entouré de la tribu au complet : Jerry Constance au clavier, Denis Serret à la basse, Kevin Larubarbe et Christophe Barelllo à la guitare, et enfin Roberto Reine de Carthage, Ti Punkt et Frederick Manu Dorlin aux percussions. Parlons de la région.

Tu es né là, n’est-ce pas ?

Z : Les débuts de ma famille à Pointe d’Esny remontent à mes grands-parents. Nous étions tous, de père en fils, gardiens de campement. J’ai passé mon enfance là-bas, je suis devenu un homme là-bas, et mes enfants sont nés là-bas. À l’époque, cet endroit ressemblait à Diego Garcia. Les femmes de Pointe d’Esny marchaient toujours pieds nus. Elles portaient des robes indiennes à fleurs et des chapeaux de paille. C’était beau à voir.

Quels sont tes meilleurs souvenirs d’enfance ?

Z : J’aimais l’atmosphère de cyclones. Tous les pêcheurs s’entraidaient pour mettre les pirogues à terre, et nous, les gamins, nous écoutions les histoires des gran dimoun. On rigolait beaucoup. Ces histoires étaient parfois vraies, et parfois un peu… exagérées. Si un pêcheur avait eu un poisson d’un kilo, il avait tendance à dire aux autres que sa prise faisait 5 kg (rires).

J’ai tellement de souvenirs : jouer au foot sur la plage, pêcher des petits rougets au bord de l’eau, me baigner dans le lagon, fabriquer des radeaux avec des troncs de bananier, boire l’eau de coco… Tous les prétextes étaient bons pour rester sur la plage du matin au soir. Nous mangions beaucoup de fruits. Les petits gâteaux du style « caca pigeon », c’était une fois par par semaine seulement, quand maman allait à Mahébourg !

Qu’est-ce qui fait le charme du Sud, selon toi ?

Les gens du Sud ne montrent pas leur richesse. Ils cultivent la richesse intérieure. Tout le monde se dit bonjour, tout le monde se respecte. La simplicité prime.

Qu’apporte Bo’Valon Mall à la région ?

Je pense qu’en créant des activités, le mall va améliorer la vie des gens. En tout cas, on sera mieux habillé (rires). Parce qu’à Mahébourg, c’est toujours jean, savates dodo et T-shirt !

« J’aimais l’atmosphère de cyclones. Tous les pêcheurs s’entraidaient pour mettre les pirogues à terre, et nous, les gamins, nous écoutions les histoires des gran dimoun. »

Que nous prépares-tu pour 2020 ?Que nous prépares-tu pour 2020 ?

Mon rêve est de créer un album de dance acoustic. J’ai composé La métisse dans un esprit dance et, par la suite, j’ai fait autre chose. Mais j’ai envie d’explorer ce genre à nouveau. Et puis… pourquoi pas (mais c’est un secret !) un ou deux concerts de Blackmen Blues. Lionel, Roberto et moi, nous en parlons.

Affaire à suivre !

Publié 05.02.2020

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