Sinon ?

Sinon ?

L’art du doodle avec Celia Pang

Publié
22.04.2020

Sinon ?

L’art du doodle avec Celia Pang

Publié
22.04.2020

Elle nous a conquis en août dernier avec sa belle fresque murale à So’flo. La doodle artiste nous partage cet art souvent méconnu. Rencontre.

Raconte-nous ta collaboration avec So’flo.

Tout démarre par un sympathique échange sur un réseau social avec la coordinatrice marketing de So’flo concernant mon travail. De là, naît le projet de réaliser une grande fresque murale pour le mall.

Celia Pang

Avec ses couleurs, ses lignes et ses formes organiques, la fresque à So’flo raconte la beauté de la nature. Ce jeu de fleurs et de feuilles, illustre un monde vivant, qui je l’espère fait sourire chaque personne qui la voit.

Qu’est-ce que le doodle art ?

À travers le doodle art, tu dessines tes pensées et tes émotions du moment. Il te faut un stylo noir, du papier, tes rêves, l’inspiration de l’instant et toi-même – le plus important (rires). Il n’y a aucune règle, tu le fais à ton rythme. Il faut juste essayer.

L’art du doodle

Tu es quel genre d’artiste ?

Adepte de nature et de culture. Positive. Minutieuse. Je dessine tous les jours et je mets beaucoup de détails dans mes doodles. Mon style est plutôt ‘black and white’, au stylo noir sur du papier blanc. Adepte de nature et de culture. Positive. Minutieuse. Je dessine tous les jours et je mets beaucoup de détails dans mes doodles. Mon style est plutôt ‘black and white’, au stylo noir sur du papier blanc.

Comment passe-t-on d’un mug à un mur sans se rater ?

La façon de procéder est complètement différente ! En fonction du support, il faut prendre en compte les proportions du dessin, l’espace et le type de peinture à utiliser.

Pour me préparer, je fais un croquis. Je commence ensuite la fresque avec des points de repère sur le mur. Si au départ, je me base sur le croquis, la suite n’est qu’improvisation et c’est là que le projet devient challenging artistiquement. Challenging et gratifiant ! J’ai adoré partager mon art avec les gens et voir leurs réactions.

« J’ai adoré partager mon art avec les gens et voir leurs réactions. »

D’où te vient l’inspiration pour créer ?

De tout ce qui m’entoure et de mon ressenti. D’une discussion entre amis à la plage, d’un moment « kas poz » dans les montagnes ou pendant une introspection. Du net et de la lecture aussi… Le doodle art m’accompagne où que j’aille.

Quel est ton message ?

Never give up on your passion, no matter the timeline. Just keep going.

Tes pauses, tu les prenais où pendant que tu réalisais la fresque ?

Dans le superbe décor floral de MAME, où je me régalais des smoothies et des crêpes. Ou bien, je grignotais devant la fresque.

Challenging et gratifiant

Des projets à venir ?

Peut-être bien une fresque murale au Canada qui sait (N.D.L.R. : L’artiste est actuellement en voyage dans le pays).

Affaire à suivre !

Publié 22.04.2020

Sinon ?

Sinon ?

L’art du doodle avec Celia Pang

Publié
22.04.2020

Sinon ?

Zulu, souvenirs d’un enfant du Sud

Publié
05.02.2020

En novembre dernier, Zulu est monté sur scène pour inaugurer Bo’Valon Mall en musique. En un quart de seconde, le chanteur mahébourgeois passe de son créole chantant à un français éloquent pour nous parler du concert, de son enfance à Pointe d’Esny et de ce que la région lui évoque.

Raconte-nous le concert à Bo’Valon Mall.

Z : Nous avons dévoilé le titre que j’ai écrit pour Bo’Valon : une chanson en créole qui décrit le mall et la région. C’est du typiquement mauricien, du Zulu et du tendance ! Quatre danseurs m’ont accompagné sur scène à cette occasion. Ce concert s’inscrivait également dans la tournée Tango Blues, mon dernier album. J’ai donc interprété mes nouveaux titres, avec quelques reprises des albums précédents. C’était un plaisir d’être entouré de la tribu au complet : Jerry Constance au clavier, Denis Serret à la basse, Kevin Larubarbe et Christophe Barelllo à la guitare, et enfin Roberto Reine de Carthage, Ti Punkt et Frederick Manu Dorlin aux percussions. Parlons de la région.

Tu es né là, n’est-ce pas ?

Z : Les débuts de ma famille à Pointe d’Esny remontent à mes grands-parents. Nous étions tous, de père en fils, gardiens de campement. J’ai passé mon enfance là-bas, je suis devenu un homme là-bas, et mes enfants sont nés là-bas. À l’époque, cet endroit ressemblait à Diego Garcia. Les femmes de Pointe d’Esny marchaient toujours pieds nus. Elles portaient des robes indiennes à fleurs et des chapeaux de paille. C’était beau à voir.

Quels sont tes meilleurs souvenirs d’enfance ?

Z : J’aimais l’atmosphère de cyclones. Tous les pêcheurs s’entraidaient pour mettre les pirogues à terre, et nous, les gamins, nous écoutions les histoires des gran dimoun. On rigolait beaucoup. Ces histoires étaient parfois vraies, et parfois un peu… exagérées. Si un pêcheur avait eu un poisson d’un kilo, il avait tendance à dire aux autres que sa prise faisait 5 kg (rires).

J’ai tellement de souvenirs : jouer au foot sur la plage, pêcher des petits rougets au bord de l’eau, me baigner dans le lagon, fabriquer des radeaux avec des troncs de bananier, boire l’eau de coco… Tous les prétextes étaient bons pour rester sur la plage du matin au soir. Nous mangions beaucoup de fruits. Les petits gâteaux du style « caca pigeon », c’était une fois par par semaine seulement, quand maman allait à Mahébourg !

Qu’est-ce qui fait le charme du Sud, selon toi ?

Les gens du Sud ne montrent pas leur richesse. Ils cultivent la richesse intérieure. Tout le monde se dit bonjour, tout le monde se respecte. La simplicité prime.

Qu’apporte Bo’Valon Mall à la région ?

Je pense qu’en créant des activités, le mall va améliorer la vie des gens. En tout cas, on sera mieux habillé (rires). Parce qu’à Mahébourg, c’est toujours jean, savates dodo et T-shirt !

« J’aimais l’atmosphère de cyclones. Tous les pêcheurs s’entraidaient pour mettre les pirogues à terre, et nous, les gamins, nous écoutions les histoires des gran dimoun. »

Que nous prépares-tu pour 2020 ?Que nous prépares-tu pour 2020 ?

Mon rêve est de créer un album de dance acoustic. J’ai composé La métisse dans un esprit dance et, par la suite, j’ai fait autre chose. Mais j’ai envie d’explorer ce genre à nouveau. Et puis… pourquoi pas (mais c’est un secret !) un ou deux concerts de Blackmen Blues. Lionel, Roberto et moi, nous en parlons.

Affaire à suivre !

Publié 05.02.2020

Sinon ?

Sinon ?

Zulu, souvenirs d’un enfant du Sud

Publié
05.02.2020

Sinon ?

Sans stress, il n’y a pas d’envie de se surpasser

Publié
30.10.2019

L’idée ? Une interview à deux voix, celles de Marie – Paule Bégué et Linzy Bacbotte. La première est étudiante et lauréate du concours de chant BagaZik 2019. La seconde, une chanteuse que l’on ne présente plus, mais aussi membre du jury… et ex-coach de la première. Retrouvailles.

Sinon…

Linzy – Je cours, je cours…

Marie-Paule – Korek, korek…


Racontez-moi votre expérience BagaZik…

Linzy – J’étais contente de retrouver Marie-Paule. On s’est connu l’an dernier pendant la première saison de Vibe, je l’ai coachée. Elle a progressé, grandi en maturité vocale, en présence scénique aussi. Je l’ai sentie confiante, épanouie.

Marie-Paule – C’était une expérience super. J’étais surprise de gagner parce qu’ils étaient tous très bons.

Linzy – Mais toi aussi, tu l’es ! Faut que t’en prennes conscience. T’as une belle voix, un beau potentiel…

Marie-Paule – C’est vrai que sur scène j’étais plus à l’aise. Sur Vibe, c’était la folie, mon trac débordait, j’en tremblais…

Linzy – C’est une réaction normale. Sans stress, il n’y a pas de cœur, pas d’envie de se surpasser.

Marie-Paule – J’ai été bien coachée (large sourire en direction de Linzy). Ça ne se voit pas au premier abord mais je suis très timide. Chanter en public, c’est compliqué pour moi. Linzy m’a appris à apprivoiser ma peur, à en faire une force.

Pourtant, en finale, les vents étaient diablement contraires…

Marie-Paule – C’est vrai que la journée avait très mal démarré. Avant de monter sur scène, j’ai été opérée des dents de sagesse et le chiot de mon amie est mort. Je l’ai enterré et je suis partie chanter. J’étais triste, j’avais la bouche en compote, je ne sais pas comment j’ai réussi à m’en sortir.

Linzy – Tu t’en es sortie parce que tu es une battante.

Marie-Paule – J’aurais voulu 
donner plus, mais…

BagaZik

Marie-Paule

BagaZik

Linzy

Linzy, vous vous souvenez de vos débuts dans le métier ?

Linzy – J’avais 9 ans, c’était pour le concours Star 2000 (qu’elle a remporté, N.D.L.R.). J’étais figée de stress (elle mime), tout le monde trouvait ça bizarre : « Kifer to pa bouze mo tifi ? ». J’ai bien cru que j’allais me faire pipi dessus (éclat de rire) ! Plus tard, quand je présentais Timambo, autre frayeur, j’ai failli accoucher pendant l’émission…

Marie-Paule – Le stress !

Linzy – Finalement ma fille est née le lendemain. Peu de temps après j’étais sur scène.

Marie-Paule, qu’est-ce qui va naître de l’aventure BagaZik ?

Marie-Paule – On verra bien… Je ne me vois pas faire carrière dans la musique. Chanter est une passion, pas un 
objectif de vie.

Linzy – Tu m’as dit que tu écrivais…

Marie-Paule – Oui, tout le temps. J’écris quand je suis fâchée… (elle s’interrompt) et quand je ne suis pas fâchée aussi, d’ailleurs (rire). Pour revenir à la question, mon ambition du moment est plus terre à terre : agrandir la maison de ma mère et décrocher le HSC.

Et après ?

Marie-Paule – Faire des études, avoir un bon job, prof ou programmeuse informatique.

Linzy – Et si la musique te rattrape ?

Marie-Paule – Je suis toujours partante quand la vibration est bonne. Ma mère et mon amie seraient ravies. Cette carrière, je crois qu’elles en rêvent plus que moi. Elles me répètent à longueur de temps :

« Marie-Paule, tu chantes trop bien 
pour t’arrêter là… »

Publié 30.10.2019

Sinon ?

Sinon ?

Sans stress, il n’y a pas d’envie de se surpasser

Publié
30.10.2019

Sinon ?

Au doux rythme de Yusra

Publié
30.06.2019

Qui a dit qu’étudier la médecine ne laissait plus de place à la créativité? Un cliché loin de la réalité de Yusra Khoyrattee. La lauréate de VizionMoris, le concours photo de Bagatelle Mall, aime prendre son temps. Focus sur un talent apaisant de 19 ans.

Sinon ?

(D’une voix à peine audible) Je suis un peu intimidée…

L’autoportrait publié sur ton compte Instagram décrit « une introvertie ayant une très faible estime d’elle-même ». Même après la reconnaissance de VizionMoris ?

Ce concours m’a fait du bien, c’est certain. J’ai moins peur du regard des autres, de leurs critiques. À la maison, j’ai gagné ma légitimité. Mes frères ne me disent plus ce que je dois faire…

Vision Moris

– de Yusra Khoyrattee pour VizionMoris

Souillac

– Yusra Khoyrattee pour VizionMoris

C’est-à-dire ?

J’aime bien promener mon appareil photo chez moi. Mais ce que j’aime encore plus, c’est la liberté de capturer ce qui me plaît – ma mère en cuisine, une main, un bout de ciel. Avant, mes frères et mes cousins ne comprenaient pas toujours ma démarche. Ils me disaient : « Ki to pe fer ? Tir mo foto ! ». Aujourd’hui, ils me laissent faire. Je suis devenue à leurs yeux une vraie photographe (large sourire).

« Ce que j’aime dans la photo, c’est prendre le temps. Pour saisir une émotion, offrir une respiration. »

Ton œil à toi a saisi un planteur entre les Trois Mamelles et le Pouce. Comment cette image a-t-elle germé ?

L’homme, c’est mon frère Zeeshan. Il sème du giraumon au coucher du soleil. On est à l’Avenir, mon village, karo la pou mo papa. Je suis restée un long moment à observer Zeeshan, j’ai attendu qu’il m’oublie. Je voulais une pose naturelle, candide.

Entre le portrait et le paysage…

Faire des choix, c’est compliqué pour moi. Et puis, j’ai besoin de mettre de l’humain dans mes photos. Les jolis paysages, qu’est-ce que ça raconte ? C’est superficiel, c’est juste une surface. Mona Lisa ne m’intéresse pas. La photographier ne me viendrait même pas à l’idée. Une foule de touristes qui le fait, là, ça devient intéressant… (Elle s’interrompt) Je me souviens d’une sortie scolaire à la Vallée des Couleurs. Mes copines sortaient leur smartphone toutes les deux minutes, mais moi, rien ne m’inspirait. En partant, je suis tombée sur un cleaner qui ramassait des feuilles mortes. Il dégageait quelque chose de fort, difficile à exprimer. J’avais mon sujet…

Ou comment vaincre sa timidité grâce à la photographie…

C’est vraiment ce qui s’est passé pour moi. Divan mo lakaz, ena enn zoli karo ek enn misie ki pe travay la. Un jour, j’ai osé l’aborder pour le prendre en photo. Il a accepté, on a fait connaissance. Ce moment a été un déclic. Depuis, j’ai moins peur des gens. La photographie est un peu mon chemin vers l’autre, une façon de construire des ponts.

Du pont, que voit-on ?

Les subtilités cachées. Toutes ces petites choses que l’on regarde sans jamais les voir vraiment. C’est l’un des pouvoirs de la photographie : aiguiser le regard.

Notre regard n’est-il pas saturé d’images ?

Si. Mais fait-on de la photo sur les réseaux sociaux ? On shoote, on mitraille des selfies, c’est autre chose. Ces images, personne ne les regarde vraiment. On like, on passe à une autre, puis encore une autre… C’est le monde d’aujourd’hui et c’est le mien aussi. Des fois, je me dis qu’on est parti un peu trop vite vers le futur, sans réfléchir. On ne sait plus arrêter le temps, ou juste le ralentir. Moi, c’est ce que j’aime dans la photo : prendre le temps. Pour saisir une émotion, offrir une respiration.

Publié 30.06.2019

What Else

Enjoy!

Gérer les enfants pendant son shopping

August 04 2020

« On a fini ? », « On a fini ? »,...

Caring

Les Amis de Don Bosco ont besoin de nous

July 29 2020

Fin 2019, Ascencia a accueilli au Riche Terre Mall les enfants de...

keyboard_arrow_up